10 CONSEILS PRATIQUES
POUR FAIRE AVANCER LA DURABILITÉ DE VOTRE ENTREPRISE
10 CONSEILS PRATIQUES
POUR FAIRE AVANCER LA DURABILITÉ DE VOTRE ENTREPRISE
La durabilité peut sembler complexe lorsqu’elle est abordée à travers les réglementations, les référentiels ESG ou les grands engagements.
Pour la rendre plus concrète, Mountains Group a créé le Cahier de vacances des Entreprises :
Dix exercices simples pour observer son activité autrement, identifier une fragilité ou une opportunité et préparer une première action.
Ces exercices ne remplacent pas un diagnostic complet. Ils permettent de commencer par des questions directement liées au fonctionnement quotidien de l’entreprise.
NOS CONSEILS DURABILITÉ POUR LES ENTREPRISES
Votre entreprise pourrait-elle continuer à fonctionner plusieurs jours à 40 °C ?
Ce n’est pas seulement une question de climat ou de RSE.
C’est une question de santé des équipes, de production, de bâtiments, d’équipements, de stocks, d’approvisionnement et de continuité d’activité.
Pour le premier exercice de notre "Cahier de vacances des Entreprises", prenez 20 minutes pour repérer :
Les salariés et les postes les plus exposés
Les activités qui pourraient être ralenties ou interrompues
Les bâtiments, équipements ou produits sensibles à la chaleur
Une mesure à préparer avant le prochain épisode de forte chaleur
Adapter les horaires, protéger les zones exposées, vérifier les systèmes de refroidissement, sécuriser les stocks sensibles ou prévoir une procédure d’alerte, la réponse dépend de chaque entreprise.
L’objectif n’est pas de construire immédiatement un grand plan climatique.
Il est de repérer une fragilité concrète et de préparer une première action.
Les spécialistes appellent cela « évaluer les risques climatiques physiques et préparer l’adaptation de l’entreprise »…
En clair, anticiper ce qui pourrait désorganiser votre activité et agir avant d’y être contraint !
Pouvez-vous citer les 3 principaux usages de l’eau dans votre entreprise ? Pas si simple ?
Pour l’exercice nº 2 de notre « Cahier de vacances des Entreprises », prenez vos consommations d’eau des douze derniers mois.
Si l’eau est comprise dans vos charges, commencez simplement par demander la donnée.
Puis cherchez :
Où l’eau est principalement utilisée
Si la consommation évolue selon les mois
Si une fuite, une anomalie ou un usage non essentiel apparaît
Sanitaires, nettoyage, arrosage, refroidissement, lavage des véhicules, fabrication… Les usages dépendent évidemment de chaque activité.
Choisissez ensuite 1 seule amélioration réalisable à la rentrée :
Réparer une fuite
Régler un équipement
Modifier une pratique
Mieux suivre les consommations
Sensibiliser les équipes…
Les spécialistes appellent cela « établir un bilan des usages de l’eau ».
En clair, comprendre où passe l’eau pour savoir où agir utilement.
Le résultat ?
Une consommation mieux maîtrisée, des anomalies détectées plus tôt et des décisions fondées sur des données plutôt que sur des impressions.
Vous n’aurez peut-être pas encore résolu toute la question de l’eau. Mais vous saurez par où commencer.
Et vous, connaissez-vous les 3 principaux usages de l’eau dans votre entreprise ?
Quel déchet votre entreprise paie-t-elle deux fois ?
Un déchet ne coûte pas seulement le prix de son enlèvement.
Avant d’être jeté, il a souvent été acheté sous forme de matière, de produit ou d’emballage. Il a également pu être transporté, stocké, manipulé ou transformé.
Puis l’entreprise paie de nouveau pour le collecter et le traiter.
Pour l’exercice nº 3 de notre « Cahier de vacances des Entreprises », choisissez un déchet produit régulièrement et repérez :
Pourquoi il est généré
Ce qu’il coûtait avant de devenir un déchet
Ce qu’il coûte maintenant à stocker, collecter et traiter
Cherchez ensuite 1 action pour éviter de le produire ou, à défaut, pour le réemployer :
Ajuster les quantités achetées
Modifier une pratique ou un procédé
Réduire les emballages avec un fournisseur
Utiliser un contenant réemployable
Donner une seconde utilisation à la matière
Les spécialistes parlent de prévention des déchets et d’utilisation efficace des ressources.
En clair, ne pas seulement mieux trier, mais chercher d’abord à moins acheter, moins perdre et moins jeter inutilement.
Le résultat ?
Moins d’achats inutiles, moins de pertes et moins de déchets à gérer.
Quel déchet examineriez-vous en premier dans votre entreprise ?
Votre entreprise suit peut-être son carbone... Sait-elle ce qu’elle rejette autour d’elle ?
Le CO₂ est essentiel, mais il ne raconte pas toute l’histoire.
Pour l’exercice nº 4 de notre "Cahier de vacances des Entreprises", faites le tour de votre site et repérez 3 sources possibles :
Ce qui peut être émis dans l’air (poussières, fumées, solvants…)
Ce qui peut rejoindre l’eau ou les sols (eaux de lavage, fuites, produits stockés…)
Ce qui peut gêner les salariés ou le voisinage (bruit, odeurs, lumière nocturne…)
Pour chacune, posez-vous 3 questions :
Où cela va-t-il ?
Qui pourrait être exposé ou gêné ?
Comment savons-nous que la source est maîtrisée ?
Choisissez ensuite 1 action simple à préparer pour la rentrée :
Contrôler une ventilation
Vérifier une rétention
Mesurer le bruit
Sécuriser un stockage
Réduire un éclairage inutile…
Les spécialistes parlent de cartographier les sources de pollution et de nuisances.
En clair, savoir ce qui sort de l’entreprise et vérifier que cela reste sous contrôle.
Le résultat ?
Moins de risques d’incident, une meilleure protection des personnes et du voisinage, et des obligations environnementales plus faciles à anticiper.
Quel point regarderiez-vous en premier sur votre site ?
Et si les abords de vos bâtiments pouvaient faire plus que simplement « faire propre » ?
Un parking, une cour, une pelouse, une haie ou un éclairage extérieur peuvent aussi influencer la chaleur, l’infiltration de l’eau, le confort des personnes et la place laissée au vivant.
Pour l’exercice nº5 de notre « Cahier de vacances des Entreprises », faites le tour de votre site et repérez 3 espaces :
Une zone très minérale, sans ombre, où l’eau s’infiltre difficilement
Un espace végétalisé qui pourrait être mieux adapté ou plus diversifié
Un endroit éclairé la nuit sans réelle nécessité
Choisissez ensuite une amélioration à préparer pour la rentrée :
Réduire un éclairage nocturne inutile
Créer une zone d’ombre
Désimperméabiliser une petite surface
Diversifier la végétation avec des espèces adaptées au contexte local
Modifier une pratique d’entretien trop intensive
Remplacer une partie d’une pelouse par un espace plus favorable au vivant...
Les spécialistes parlent de gestion écologique des sites et de réduction des pressions sur la biodiversité.
En clair, rendre les abords de l’entreprise plus agréables, plus frais et plus accueillants pour le vivant.
Le résultat peut être très concret :
Davantage de confort
Une meilleure infiltration de l’eau
Moins de nuisances lumineuses
Et parfois moins d’entretien
L’effet écologique dépendra évidemment du site et de la qualité de l’aménagement. L’objectif de cet exercice n’est pas de prétendre « restaurer la biodiversité » en vingt minutes, mais d’identifier une amélioration réellement pertinente.
Et si vous êtes locataire, cet état des lieux peut servir de base pour échanger avec le propriétaire ou le gestionnaire du bâtiment.
Quel espace pourriez-vous améliorer en premier ?
Votre produit peut-il durer plus longtemps avec moins de ressources ?
L’écoconception ne consiste pas seulement à remplacer une matière ou à alléger un emballage.
Elle consiste à examiner toute la vie d’un produit pour l’améliorer sans déplacer le problème d’une étape à une autre.
Pour l’exercice nº 6 de notre "Cahier de vacances des Entreprises", choisissez un produit fabriqué, vendu ou distribué par votre entreprise.
Observez 3 étapes :
Sa fabrication : Matières, énergie, chutes, composants et emballages.
Son utilisation : Durée de vie, consommation, entretien et réparabilité.
Sa fin d’usage : Démontage, réemploi, pièces détachées et recyclage.
Préparez ensuite une amélioration réalisable :
Supprimer une matière inutile
Faciliter le remplacement d’une pièce
Utiliser un composant standard
Réduire ou réemployer l’emballage
Prolonger la durée de vie
Mieux informer le client sur l’entretien ou la réparation
Les spécialistes parlent d’écoconception et de réflexion en cycle de vie.
En clair, concevoir une offre plus utile et plus durable, en mobilisant les ressources là où elles apportent réellement de la valeur.
Attention : un produit plus léger mais moins solide n’est pas nécessairement un progrès. L’amélioration doit être examinée sur l’ensemble de son cycle de vie.
Vous ne fabriquez pas de produits ?
Appliquez l’exercice à un emballage, un équipement acheté par l’entreprise ou un support remis à vos clients.
Une amélioration bien choisie peut réduire les consommations de ressources, faciliter la maintenance, mieux maîtriser les coûts et renforcer la valeur du produit.
Quel produit examineriez-vous en premier ?
Quel problème vos équipes ont-elles fini par considérer comme « normal » ?
Une charge difficile à manipuler, un outil mal placé, une information qu’il faut toujours chercher, une procédure que chacun contourne pour réussir à travailler...
Avec le temps, certaines difficultés deviennent des habitudes et n’en restent pas moins des sources de fatigue, d’erreurs, de perte de temps ou de risque.
Pour l’exercice nº 7 de notre "Cahier de vacances des Entreprises", choisissez une situation de travail concrète et échangez avec les personnes qui la vivent.
Repérez :
Ce qui rend le travail inutilement difficile, répétitif ou risqué
La solution de contournement utilisée par les salariés
La cause réelle du problème
Préparez ensuite une amélioration réalisable à la rentrée :
Modifier l’organisation d’un poste
Déplacer un équipement
Fournir un outil plus adapté
Simplifier une procédure ou améliorer la circulation de l’information
Les spécialistes parlent d’observer le travail réel et de traduire l’évaluation des risques en actions de prévention.
En clair : ne pas seulement demander aux équipes de faire attention, mais chercher ce qui pourrait concrètement faciliter et sécuriser leur travail.
Une amélioration bien choisie peut réduire la fatigue, les erreurs, les interruptions et certaines situations à risque.
Quelle situation vos équipes amélioreraient-elles en premier ?
Si votre fournisseur le plus critique s’arrêtait demain, combien de temps votre entreprise pourrait-elle continuer ?
Votre fournisseur le plus important n’est pas nécessairement celui auquel vous achetez le plus.
C’est parfois celui dont l’absence suffirait à ralentir ou interrompre votre activité.
Pour l’exercice nº 8 de notre "Cahier de vacances des Entreprises", choisissez un achat indispensable :
Matière
Composant
Emballage
Équipement
Prestation ou solution informatique
Puis cherchez :
Qui fabrique ou fournit réellement ce dont vous avez besoin ?
De quel pays, de quelle matière, de quelle technologie ou de quel transport vous dépendez ?
Combien de temps il faudrait pour trouver et qualifier une solution de remplacement ?
Préparez ensuite une première alternative :
Identifier un second fournisseur
Examiner une matière de substitution
Revoir un niveau de stock
Modifier une spécification ou interroger le fournisseur sur son propre plan de continuité
Les spécialistes parlent de cartographier les achats critiques et les dépendances de la chaîne de valeur.
En clair, savoir ce qui pourrait bloquer l’entreprise avant que la rupture ne se produise.
Cet exercice peut aussi révéler des risques climatiques, réglementaires, environnementaux, sociaux ou géopolitiques jusque-là peu visibles.
Le résultat ?
Des approvisionnements mieux connus et des décisions d’achat plus solides et davantage de possibilités pour réagir.
Quel achat serait le plus difficile à remplacer dans votre entreprise ?
Votre entreprise a-t-elle des engagements… ou un véritable plan d’action ?
« Réduire nos consommations »
« Améliorer le tri »
« Former nos équipes »
« Mieux choisir nos fournisseurs »
Ces intentions peuvent être pertinentes.
Mais elles restent difficiles à piloter tant que personne ne peut dire précisément ce qui doit changer, qui doit agir et pour quand.
Pour l’exercice nº 9 de notre "Cahier de vacances des Entreprises", choisissez une seule priorité et précisez :
Le résultat réellement attendu
La personne responsable de l’action
L’échéance et la première étape
Les moyens nécessaires
L’indicateur ou la preuve qui permettra de vérifier le résultat
Les spécialistes parlent de formaliser un plan d’action avec des objectifs, des responsables, des moyens, des échéances et des indicateurs.
En clair, transformer une intention générale en action que l’entreprise peut décider, suivre et ajuster.
Il ne s’agit pas de multiplier les tableaux de bord.
Un indicateur n’est utile que s’il permet de comprendre une évolution et de prendre une décision.
Le résultat ?
Des priorités plus claires, des responsabilités mieux réparties et un reporting fondé sur ce que l’entreprise fait réellement.
Quel engagement mérite d’être rendu pilotable dès la rentrée ?
Adapter un message ne signifie pas changer la vérité.
Une même action de durabilité ne répond pas aux mêmes questions selon qu’elle est présentée à un dirigeant, à un salarié ou à un client.
Pour l’exercice nº 10 de notre dernier "Cahier de vacances des Entreprises" de l'été, choisissez une action réelle et appuyez-vous sur les mêmes faits vérifiés pour l’expliquer à 3 publics :
Au dirigeant
Quelle décision faut-il prendre, pour quel résultat, avec quels risques et quels moyens ?
Aux salariés
Qu’est-ce qui va changer concrètement dans leur travail et pourquoi ?
Aux clients
Quel bénéfice peuvent-ils réellement en attendre, dans quel périmètre et avec quelles preuves ?
Comparez ensuite les 3 versions :
Les faits sont-ils restés identiques ?
Les mots sont-ils compréhensibles ?
Une information importante a-t-elle été omise ?
Le message promet-il davantage que ce que les preuves permettent d’affirmer ?
Les spécialistes parlent de communication adaptée aux parties prenantes et d’allégations fondées sur des preuves.
En clair, les mêmes preuves, 3 messages utiles, aucune promesse ajoutée.
Une communication responsable n’est ni une accumulation de termes techniques ni une version embellie de la réalité. Elle doit permettre à chacun de comprendre, de décider ou d’agir sans être induit en erreur.
Le résultat ?
Une action mieux comprise, une communication plus crédible et moins de risques de greenwashing.
(EmpCo, « directive (UE) 2024/825, dite EmpCo, applicable à partir du 27 septembre 2026 »)
À quel public votre entreprise doit-elle apprendre à mieux expliquer ses actions ?
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